Programme 5 Founders : ce que la holding a approuvé, et comment elle l'encadre
Deux de nos filiales accompagnent gratuitement, avec IND UM Conseil et Technologies, cinq entreprises en création pendant douze semaines. Pourquoi un groupe approuve un engagement sans revenu, et quelles limites il y pose.
Depuis le 7 octobre 2026, Trustiatis et Workynet participent, aux côtés d'IND UM Conseil et Technologies, à un programme d'accompagnement baptisé 5 Founders : cinq entreprises en création, douze semaines, sans frais et sans obligation d'achat. Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 11 décembre 2026, pour la France, la Belgique francophone, le Luxembourg et la Suisse romande. Le parcours des entreprises retenues se déroulera du 11 janvier au 2 avril 2027. La page de référence est publiée sur trustiatis.com.
Un engagement de cette nature — plusieurs centaines d'heures de travail de deux filiales, sans revenu associé — relève de la holding, pas seulement des directions opérationnelles. Cet article explique sur quoi elle s'est prononcée.
Pourquoi le groupe a dit oui
Trois raisons, dans cet ordre.
- Le programme teste une thèse que le groupe défend. Nous écrivons depuis longtemps qu'une structure ne devrait pas avoir à reconstruire son système d'information à chaque étape de sa croissance, et que l'ordre des décisions compte davantage que le choix des outils — c'est le fond de notre article sur la gouvernance dès la constitution. Cinq entreprises accompagnées dans le bon ordre, du premier jour, constituent une vérification de cette thèse que douze mois de communication ne remplacent pas.
- Il fait travailler deux entités ensemble sur un même dossier. Trustiatis construit le système d'information, Workynet organise la capacité opérationnelle, IND définit l'architecture en amont. La coordination entre entités est l'une des rares choses qu'une holding peut réellement améliorer ; elle s'exerce mieux sur un cas concret que dans une note d'intention.
- Le coût est connu et borné. Le volume de travail est plafonné prestation par prestation, et le programme s'arrête à une date écrite. Une générosité sans limite n'est pas une décision de gouvernance, c'est une dérive budgétaire différée.
Les limites posées
L'approbation s'accompagne de quatre garde-fous, et ils ont été publiés avant l'ouverture des candidatures plutôt qu'après :
- Un périmètre écrit. Un référentiel des prestations liste ce qui est inclus, ce qui est en option et ce qui est hors programme, avec des plafonds d'heures. Un accompagnement gratuit se dégrade presque toujours sur ce qui n'a pas été écrit au départ.
- Aucune garantie de résultat. Le programme pose un socle ; il ne promet ni financement, ni clients, ni réussite commerciale. Le dire clairement est une condition de sa crédibilité.
- Pas d'obligation d'achat. Une entreprise retenue ne doit rien au groupe à la fin des douze semaines. La frontière entre l'accompagnement et la prestation commerciale est explicite, et elle est l'un des points que la holding surveille.
- Un règlement et un cadre de traitement des données publiés, parce qu'un programme qui collecte des candidatures traite des données de personnes et d'entreprises.
Ce que la holding suit, et ce qu'elle ne suit pas
Elle ne suit pas le détail des accompagnements : le contenu des entretiens, les choix techniques et la relation avec les entreprises retenues appartiennent aux entités. Elle suit quatre choses : le respect des plafonds d'heures, la tenue du calendrier annoncé, le traitement des candidatures non retenues — qui méritent une réponse, même négative — et l'absence de confusion entre le programme et une démarche commerciale.
Une transparence que nous nous devons
Il serait malhonnête de présenter ce programme comme désintéressé. Il donne à nos filiales des cas d'usage réels, une matière à publier et une visibilité auprès d'un public qu'elles touchent mal autrement. L'intérêt est mutuel, et c'est précisément pour cela qu'il doit être encadré : un dispositif gratuit dont les deux parties tirent quelque chose tient mieux dans la durée qu'un geste à sens unique.
Les entreprises en création qui souhaitent candidater trouveront le programme complet, le référentiel des prestations et le règlement sur la page du programme.

